D.R
Mise en délibéré depuis plus de quinze jours, l’affaire du Complexe olympique du 5-Juillet a connu son épilogue suite au verdict prononcé par le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs. Et finalement,
Rachid Z. qui risquait déjà 5 ans de prison ferme requis à son encontre par le ministère public, est accusé, en effet, d’avoir entrepris des travaux de rénovation et de réfection du Complexe olympique du 5-Juillet sans tenir compte des dispositions réglementaires régissant les marchés publics.
Les déboires de l’ex-DG de l’Office ont commencé lorsqu’un groupe de travailleurs de l’Office en question a décidé, via une lettre adressée au ministre de la Jeunesse et des Sports, de dénoncer ce qu’il qualifie de «dépassements» dont aurait fait preuve le prévenu lors des travaux de renouvellement de la piste d’athlétisme du stade olympique ainsi que ceux inhérents à l’annexe II de la transaction ou encore la réfection de la piscine olympique, entrepris à quelques mois de l’organisation par notre pays des Jeux panarabes de 2004 et des Jeux africains qui ont eu lieu une année plus tard. Les employés de l’OCO accusent ouvertement Rachid Z. d’avoir «enfreint» la loi relative au code des marchés publics en accordant peu de crédit et d’intérêt aux recommandations de la commission nationale et que d’autres transactions ont été effectuées sans, semble-t-il, l’aval de cette même commission, lit-on encore dans l’acte d’accusation, qui a aposé son niet en raison de leur «non-conformité» avec le code des marchés publics. Des charges qui ont été confirmées un peu plus tard suite à l’ouverture d’une information judiciaire contre Rachid Z. et ce, par notamment l’expertise effectuée à ce sujet par l’inspection générale des finances qui a révélé plusieurs anomalies et autres dysfonctionnements ayant causé d’importants préjudices à l’OCO, chiffrés en dizaines de millions de dinars. Idem pour le parquet qui a chargé le prévenu sur sa «mauvaise» gestion des marchés entrepris au Complexe olympique.
Cependant, la défense du prévenu, qui a plaidé non coupable, a eu un autre son de cloche et estime que l’accusation s’est basée sur un dossier «vide» qui ne contient aucune preuve pouvant incriminer son client. Les robes noires, qui se sont interrogées à cette occasion sur l’absence de la partie civile, en l’occurrence le ministère des Finances, indiqueront que les expertises réalisées à cet effet ont prouvé qu’il n’y a point de dilapidations et ne manquent pas, comme pour disculper le prévenu, d’exhiber à la face des présents des documents officiels signés par les ministères des Finances et de la Jeunesse et des Sports, enjoignant Rachid Z. à reprendre les travaux qui ont été suspendus à maintes reprises pour des raisons techniques et ce, pour être au rendez-vous des manifestations sportives.



